Projection sur la mondialisation (fin du cycle)
Vendredi 16 mai: dernière projection sur la mondialisation
En salle CR06, à 13h15
Diffusion du film de Fernando Solanas: “Mémoire d’un saccage”.
Le réalisateur rend compte des conséquences des lois ultra-libérales votées sous ses yeux à l’Assemblée nationale, majoritairement à droite à cette période, qui lui apparaissent telles qu’il réalise avec ce montage critique de documents aux moins deux choses:
un soulèvement et un dévoilement.
Ce film est pour lui une façon d’accompagner la révolte populaire de 2001, de dépasser avec elle la situation d’impuissance ou la gauche fut réduite pendant plusieurs années, assistant au saccage de l’économie du pays. Il n’est pas possible entre 1983 et 2001, de na pas se réjouir de la fin de la dictature en Argentine. Cependant, au revers des images médiatiques, cette réjouissance interrompue sous la double présidence de Menem, apparaissent celles d’un réalité sociale misérable qui n’était pas représentée alors.
Autres temps, autres mœurs, mais quand la police tire sur la foule insurgée en 2001, la dictature ne semble pas si loin.
L’opération du dévoilement orchestré par le film reste douloureuse à des milliers de kilomètres de cette réalité, en France par exemple, par l’écœurement qu’il provoque devant le processus raisonné et répété de la trahison du peuple par ses représentants élus. Cette proximité de la question politique dépasse l’éloignement de la souffrance et laisse penser que “Mémoire d’un saccage” pourrait s’appeler aussi bien “les infortunes de la démocratie”.
Il faudra – c’est l’événement déclencheur du film – les révoltes massives de 2001, il faudra “el pueblo unido” descendu dans la rue et y restant, malgré les charges de la police et les morts, pour que le Président De la Rua laisse la place à un gouvernement moins inhumains que les précédents.
Quant à l’utilité du cinéma que démontre ce film, elle est celle de la contre information face à la désinformation généralisée. Le cinéaste rappel que durant cette période, aucune opposition n’a pu être entendue à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières du pays.
Or qu’en serait il de l’histoire si elle se contentait d’être l’expression de la loi du plus fort?